l'Harmattan Solidaire
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Ce voyage a été imaginé par Moïse Témé. Il vous permet de vivre 15 jours dans son village, à la découverte de la vie des habitants au rythme lent du quotidien. Il alterne des journées de découverte et de pratique d'activités artisanales avec des journées de balades et de randonnées dans les environs.

 



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POINTS FORTS :

- un rythme adapté à la découverte tranquille du village,
- une très bonne connaissance du terrain de votre guide (il est né dans le village !),
- la découverte active de nombreuses activités artisanales du village.


EN RÉSUMÉ :

- Niveau de confort : rustique.
- Groupe : 5 à 10 participants maximum.
- Hébergement : campement et hôtel simple à Ouaga.
- Encadrement : guide dogon francophone, Moïse Témé ou un autre guide de notre équipe.
- Niveau de marche : 3 à 5 heures de marche par jour environ.
- Climat : environ 35° la journée et possible fraîcheur nocturne.
De juin à septembre, tous les 4 à 10 jours, orages plutôt en fin de journée.
Chaleur d'avril aux premières pluies.




L'itinéraire jour par jour
Bon à savoir avant de vous inscrire
Les tarifs
Transport aérien
L'encadrement
Climat
L'hébergement
l'Eau
L''alimentation
L'électricité
Votre équipement
Les formalités administratives
Le budget et le change
La sécurité
Conseils sanitaires
Voyages et pollutions




PROGRAMME JOUR PAR JOUR :

Jour 1 : accueil à Ouaga. Transfert pour une première nuit en brousse chez l'habitant non loin de Ouaga.

Jour 2 : fin du transfert jusqu'à Yendouma. C'est à pied ou en charrette que nous atteindrons le village. Installation au campement communautaire (construit par les villageois et dont le prix des nuitées aide le village pour l'installation de pompes ou les autres besoins du village).

Jour 3 : Journée de découverte du village et des alentours
Nous prenons contact avec les villageois qui vous accueilleront à deux mains. Nous viendrons nous présenter aux anciens du village sous la case à palabre (la togouna) qui nous donneront des bénédictions traditionnelles pour que vôtre séjour se passe de la meilleure façon possible. Puis nous rendrons visite au chef du village dans sa famille puis enfin au Hogon, notre chef spirituel qui est aussi le plus ancien du village. Retour au campement pour déjeuner. Après la sieste de rigueur, nous partons visiter les puits du village, le marigot puis nous éloignons vers la plaine pour aller chercher nos animaux domestiques que nous ramenons dans les familles pour la nuit.

Jour 4 : Journée avec la famille
Tôt le matin, nous nous rendons en famille. Présentation et découverte de la maison traditionnelle. Mais rapidement les hommes partiront aux champs tandis que les femmes resteront à la maison pour préparer le repas. Elles pileront le mil, préparerons le repas (le tô ou la bouillie de mil). Il faudra aller chercher l'eau au puits. Au champ et suivant la saison, les hommes récolteront du foin, ou cultiveront le mil ou le sésame ou l'hibiscus ou l'arachide ou les haricots ou encore le pois de terre ou le fonio ou le sorgho. En fin de matinée ils seront rejoints par les femmes pour prendre le repas en commun.
Dans l'après-midi, après la sieste de rigueur, les femmes retournent à la maison pour préparer le repas du soir.

Jour 5 : Randonnée de Youga
Une belle journée de randonnée sur le massif des Youga par les villages de Youga Nâ, Youga Dogorou (d'où part chaque 60 ans la fameuse fête du Sigui). Déjeuner à Youga Piri avant de rentrer à Yendouma. Cette petite montagne offre des points de vues extraordinaires sur la plaine et la falaise.

Jour 6 : Journée chez Asséguéréma le forgeron et sa famille
Les forgerons chez nous sont des nobles. C'est une caste à part. Avec lui, à partir d'une barre de fer nous chaufferons le métal jusqu'à ce qu'il devienne rouge et ceci sur une forge traditionnelle. Puis façonnage du métal au marteau et sur l'enclume pour réaliser des dabas (petites houes), des pioches, des pinces à épiler, des fusils... Chacun ramènera un outil.

Jour 7 : Randonnée vers les Koundou
Au cours de cette balade, nous passerons dans un minuscule hameau où habite une seule famille qui sont des amis. Les membres de cette famille sont des guérisseurs et des chasseurs traditionnels. Chez eux, il y a de nombreux autels animistes. C'est assez étonnant. Nous prenons ensuite un sentier qui court à mi-falaise et traverse 2 beaux villages aux nombreux greniers aux toits pointus en chaume de mil. Déjeuner en campement au pied de la falaise. L'après-midi c'est à travers les champs de mil du pied de la falaise que nous rejoignons Sogol.

Jour 8 : Journée chez les cordonniers pour travailler le coton et le cuir
Nous pratiquerons toutes les étapes du travail du coton : cardage, filage, tissage des bandes de coton sur des métiers à tisser traditionnels, couture des bandes de tissu pour réaliser des pagnes plus grands, puis constitutions des motifs par la technique des "réserves" (noeuds), et enfin teinture à l'aide d'indigo (que nous aurons peut-être récolté au préalable dans les champs). De même pour le cuir : préparation de la peau, récolte d'une herbe en brousse qui permet d'enlever les poils, puis nous fabriquerons des gri-gris, des petits bijoux, des sacs... Chacun ramènera un objet qu'il aura fabriqué.

Jour 9 : Randonnée à la demi-journée et marché de Yendouma
(Cette journée pourra être déplacée en fonction des jours de marché qui ont lieu tous les 5 jours). Nous rejoignons Atô qui est un des plus beaux villages des éboulis du Pays Dogon. Ce n'est pas loin de Yendouma, environ 1 heure de marche. Balade dans les ruelles du villages, rencontre avec Allay notre dessinateur local qui représente sur du papier notre Dieu et les génies. À voir ! Après la visite nous montons sur le plateau et suivons le bord de la falaise ce qui offre de très beaux paysages jusqu'à arriver au-dessus de Yendouma. Quelques échelles dogons à passer pour rejoindre le bon sentier qui descend jusqu'au village. Déjeuner au campement. L'après-midi, c'est le jour du marché (très coloré).

Jour 10 : Journée d'initiation aux percussions et instruments de musiques traditionnels
Accompagnés par les "experts en musique" du village, nous nous éloignerons un peu sur le plateau pour s'installer au fond d'une profonde faille arborée, au bord d'un petit ruisseau permanent, et nous pratiquerons le tam tam, le doum doum, le tambour, la flûte et les cloches, les maracasses... Le soir, nous ferons une petite fête avec les villageois où chacun pourra montrer ce qu'il connaît.

Jour 11 : Journée chez les bergers
C'est en charrette tirée par des zébus ou des ânes que nous rejoindrons les bergers installés dans les verts pâturages de la plaine. Nous participerons à la traite des chèvres. Les bergers nous expliqueront leur travail et nous nous rendrons avec eux sur les meilleurs pâturages. Après le repas pris en commun, nous nous abriterons du soleil à l'ombre des arbres pour faire un bon thé à la menthe.

Jour 12 : Journée avec une potière
Le matin, recherche de l'argile à quelque distance du village. Chacun récoltera la quantité qui lui sera nécessaire. Retour au village pour piler l'argile dans un mortier. Réalisation de récipients par façonnage direct à la main. Nous les laisserons sécher 24 heures puis les cuirons sur un feu traditionnel, la nuit venue. Spectacle garanti. Nous récupérerons nos oeuvres le lendemain matin.

Jour 13 : Dernière journée en pays Dogon
C'est la dernière journée au village. En fonction de nos envies nous pourrons nous balader dans les environs, passer un moment à se baigner au lieu-dit "Golokin" ou y faire notre lessive. Nous irons aussi saluer une dernière fois les anciens de la togouna, et puis le chef du village. Le soir, nous ferons une grande fête avec toutes les générations du village accompagnés de la bière de mil et vêtus de nos habits traditionnels. Le groupe folklorique du village nous fera une démonstration de danse des masques.

Jour 14 : Transfert routier pour Ouaga
Très tôt le matin nous quittons le village pour le long transfert routier jusqu'à Ouaga. Déjeuner en chemin et arrivée à Ouaga en fin d'après-midi. Installation à l'hôtel et dîner.

Jour 15 : Journée à Ouaga
Selon les horaires de votre vol, nous irons à la rencontre des artisans de Ouagadougou, notamment au marché des artisans où nous pourrons les voir pratiquer leur art. Le marché offre un très large choix d'artisanat d'Afrique de l'Ouest. Derniers achats, dîner au restaurant et vol retour pour la France.


Notez bien qu'en fonction des horaires d'avion le programme des jours 1 et 2 et 14 et 15 pourra être modifié.



TARIFS :

734 euros par personne pour un groupe de 4 à 10 personnes
dont 29,36 euros de participation aux projets de développement.

Nous pouvons organiser ce voyage pour 2 personnes.
Tarif pour 2 personnes :
1.135 euros par personne
dont 45,54 euros par personne de participation aux projets de développement.

Ces tarifs comprennent :
- 4% de participation aux projets de développement et humanitaires,
- tous les hébergements en campement à Yendouma, en hôtel simple et chambre double ventilée à Ougadougou,
- tous les repas, préparés par le guide pour 2 ou 3 personnes, un cuisinier à partir de 4 personnes. Restaurant entre le pays Dogon et Ouagadougou. Les cuisiniers et leurs aides possèdent le Brevet National de Secouriste délivré par la Croix-Rouge malienne.
- le matériel pour la participation aux différentes activités,
- matelas en mousse et, si nécessaire, tentes-moustiquaires 3 places pour 2 personnes double entrée lavées à chaque fin de circuit,
- drap housse individuel lavé à chaque fin de circuit,
- tous transports en mini-bus ou véhicule 4x4 entre Ouaga et le Pays Dogon, chauffeur, taxes et carburant inclus,
- téléphone satellite en cas d'urgence,
- guide malien francophone agréé possédant le Brevet National de Secouriste.

Ces tarifs ne comprennent pas :
- les frais de visas,
- billet d’avion et taxes aériennes,
- les boissons,
- les pourboires d’usages,
- l’assurance-voyage,
- les dépenses à caractère personnel,
- toute autre dépense ne figurant pas dans la rubrique "Ces tarifs comprennent"



TRANSPORT AÉRIEN :

Sous certaines conditions, nous pouvons si vous le désirez réserver pour vous vos billets d'avion (en fonction des disponibilités) entre la France et le Burkina Faso. Nous contacter.



REMARQUE VALABLE POUR L'ENSEMBLE DE NOS PROGRAMMES :

Étant donné les spécificités de nos programmes et en fonction selon le cas, des horaires définitifs d’avion, de la météorologie et des impondérables humains et techniques inhérents à nos voyages, nous pourrons être amenés, en cas de nécessité, à effectuer des changements d’itinéraires ou de prestation.



BON À SAVOIR AVANT DE VOUS INSCRIRE :

Les voyages que nous vous proposons s'adressent à des personnes possédant un esprit "robinson-campeur" particulièrement développé, privilégiant la valeur des rencontres, les paysages, un total dépaysement, plutôt que les éléments matériels du voyage, le confort par exemple. Comparé à l'Occident, n'oubliez pas que nos pays sont matériellement démunis d'à peu prés tout. Notre culture est également fort différente de la votre. Ce sera à vous à vous adapter.
Si ces réalités sont sources d'enrichissement, de remise en cause, d'échanges fructueux pour la plupart d'entre vous ils ne conviennent pas à tous. Si votre désir de confort prime sur vos envies de découvertes, vous trouverez sans doute chez nos confrères un voyage adapté à vos attentes.



HÉBERGEMENT :

Campement en pays Dogon : le campement de Yendouma est une structure légère d'accueil touristique possédant une paillotte pour s'abriter du soleil, 2 coins douches (un seau d'eau et un gobelet sont fournis chaque jour), des toilettes sommaires, et de petites chambres utilisées en cas de pluies.
Hôtel à Ouagadougou : hôtel simple, central, avec chambres doubles ventilées.



L'EAU :

Elle ne manque pas mais demande toujours quelques efforts pour la puiser (ce qui constitue parfois une source de revenu). Bien qu'elle soit généralement d'assez bonne qualité, il convient de la traiter (voir plus bas "Conseils Sanitaires").



L'ALIMENTATION :

Pensez que les personnes qui auront en charge votre séjour sont pour la plupart issus de la brousse malienne, et de ce fait mangent tout au long de l'année une nourriture simple et répétitive... Les ressources du pays en matière culinaire sont dans tous les cas limitées. Dans les coulisses de la logistique, votre équipe malienne déploie des efforts importants pour vous procurer du pain par exemple (aliment de luxe et relativement rare en Pays Dogon) ou de la viande (habituellement réservée aux jours de fête ou aux familles aisées). Les repas seront donc dans tous les cas simples et sans imagination excessive. Vous pouvez amenés - et nous vous le conseillons - des compléments tels que barre de céréales, fruits secs etc. Certains pensent qu'il faudrait manger "local", manger comme les dogons par exemple. C'est là une épreuve que nous n'envisageons pas de vous imposer... mais une dégustation de tô ne se refuse pas !



ÉLECTRICITÉ :

220 V. Prises européennes à 2 fiches rondes. À Yendouma, vous pouvez contre rétribution, utiliser les groupes électrogènes des villageois pour recharger vos batteries.



PHOTO / VIDÉO :

- peu de pellicules à vendre excepté dans les grandes villes; il vaut mieux que vous ameniez vos films depuis l'Europe.
- conditionnez votre matériel dans des sacs étanches pour le protéger de la pluie et de la poussière.



ÉQUIPEMENT :

- grand sac de voyage souple et solide. Sur ce type de voyage (sans randonnée itinérante), les valises sont également adaptées. Vous ferez en sorte que ce grand sac soit votre unique bagage (sauf bagage à main, voir plus loin), qu'il contienne tout ce dont vous aurez besoin pendant votre séjour, et il ne devrait pas dépasser un poids de 10 à 12 kg. Par ailleurs, prévoyez un petit sac à dos "journée" de 30 ou 35 litres qui s'avérera très utile pendant le voyage comme bagage à main et pendant les balades pour y mettre tout ce dont vous aurez besoin dans la journée.
- Un sac de couchage ordinaire ou mi-saison,
- Pour la journée, vêtements légers en coton en évitant les shorts et jupes ultra courtes qui ne sont ni de mise, ni adaptés dans ce pays,
- Couvre chef (chapeau, casquette...), lunettes de soleil, crème de protection solaire et stick hydratant pour les lèvres,
- de juin à mi-octobre uniquement, poncho ou cape imperméable de randonnée, il sera suffisamment ample pour abriter votre sac à dos et éventuellement bâton de randonnée télescopique,
- Chaussures de randonnées légères mais montantes, à semelles semi rigides. Et sandalettes pour le soir,
- Pour l’eau, avoir au minimum une gourde d'au moins un litre,
- Couteau (à placer dans votre bagage «soute» au moment du transport aérien comme tout objet pouvant blesser tels les ciseaux ou les limes à ongles, les aiguilles...), une lampe de poche avec piles (ou mieux lampe frontale), papier hygiénique.

Dans tous les cas, allégez votre sac au maximum (12 kilos devraient suffire) afin de limiter les consommations de carburant (en avion et en voiture) et participer ainsi à la limitation des émissions de gaz à effet de serre.



ENCADREMENT :

Tous les membres de l'équipe malienne, guides mais aussi cuisiniers, chauffeurs, piroguiers seront toujours extraordinairement chaleureux et attentifs à vous ce qui compensera d'éventuelles improvisations, improvisations qui font d'ailleurs partie chez nous d'un art de vivre...
Nos guides sont pour la plupart issus de la brousse dogon et sont avant tout des agriculteurs. De ce fait, ils connaissent parfaitement le milieu Dogon puisqu'ils sont chez eux, ce qui est aussi le gage pour vous d'être particulièrement bien introduits. Ils possèdent à la fois un niveau de français correct, des capacités physiques adaptées à l'encadrement de randonnées accompagnées, une excellente moralité.
Enfin, la grande majorité des guides, des cuisiniers et de leurs aides possèdent le Brevet de Secouriste délivré par la Croix-Rouge Malienne.



FORMALITÉS ADMINISTRATIVES :

Les informations qui suivent sont données à titre indicatif. Il est recommandé de les vérifier auprès des autorités consulaires, des changements ayant pu intervenir.

- Visa Burkinabé :
Vous devez déposer ou envoyer un dossier complet en recommandé avec accusé de réception comprenant :
1 - votre passeport valable 6 mois après la date de retour,
2 - 1 photo d'identité,
3 - un mandat-cash de 90 € pour les frais d'un visa multi-entrée court séjour,
4 - un formulaire de demande de visa dûment rempli et signé - [ à télécharger ici ] (au format Adobe .pdf) - Pour l'adresse demandée de votre hôtel au Burkina, indiquez "Le Pavillon Vert" à Ouaga,
5 - d’une enveloppe suffisamment timbrée en recommandé avec avis de réception portant votre adresse complète pour le retour.

Les services consulaires du Burkina Faso en France sont les suivants :
- Paris : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Moussa Kabore Chef de Service
112 rue de Vaugirard - 75006, Paris
Tel : 01 53 86 01 00 - Site web : http://ambaburkina-fr.org
- Marseille : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Michel FRUCTUS
3 Boulevard de LOUVAIN - 13008, Marseille
Tel : 06 12 08 34 13 - Site Web : http://www.consulat-burkina-marseille.org
- Lyon : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Grollemund
38, av. Maréchal de Saxe - 69006, Lyon
Tel : 04 72 74 27 50
- Rouen : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Patrizio
66, Quai de Boiguilbert - 76 007 Rouen Cedex
Tel : 02 35 07 95 01 - Site Web : http://www.consulat-burkinafaso-rouen.fr
- Poitiers : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Caudron
17, route de la lande 86 170, Avanton
Tel : 05 49 51 63 79
- Nice : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Aicardi de St Paul
49, av. du Loup - 06270 Villeneuve- Loubet-Plage
Tel : 04 93 20 22 11 - Site Web : http://burkinafaso.coteazur.free.fr/

- Visa Malien :
Vous pouvez obtenir à votre passage à l'aéroport de Bamako ou à la frontière Burkinabé-Malienne, un visa de 1 mois. Prévoir 2 photos, et environ 30 €.

Vous pouvez aussi l'obtenir en France : vous devez envoyer en recommandé avec accusé de réception au Consulat Général du Mali à Paris 64, rue Pelleport 75020 Paris (Tél 01 48 07 85 85) un dossier complet contenant :
1 - votre passeport avec une page entière libre pour le visa,
2 - une photo d’identité,
3 - un chèque de 70 € pour les frais de visa,
4 - un formulaire de demande de visa dûment rempli et signé - [ à télécharger ici ] (au format Adobe .pdf),
5 - une enveloppe suffisamment timbrée en recommandé avec accusé de réception portant votre adresse complète pour le retour.

Site Web : http://www.ambamalifrance.fr/consulat-visa.php

- Vaccination fièvre jaune : elle est obligatoire et doit figurer sur un carnet international de vaccination. Un traitement anti-paludéen est par ailleurs fortement recommandé. Voir "Conseils sanitaires" plus bas.



BUDGET ET CHANGE :

Prévoyez environ 100 euros de dépenses pour les 15 jours, plus si vous désirez acheter de l'artisanat. Pour cela prévoir des billets. Cartes bleues, chèques de voyage sont quasiment inutilisables dans ces pays. Le change sera réalisé à votre arrivée, soit dans la représentation bancaire présente en salle des arrivées à l'aéroport, soit par votre guide.
L'unité monétaire est le Franc CFA : 1.000 Fcfa = 1,5 euros = 10 Francs Français = 1.000 Anciens Francs



CLIMAT :

Contrairement à ce que beaucoup pensent les températures, bien qu'élevées restent supportables,
excepté d'avril aux premières pluies, mois au cours desquels, elles peuvent être très élevées.
La moyenne des températures maximales mesurées sous abri est d'environ 33°C.
La nuit elles peuvent être fraîches, voir froides sur le fleuve.
En juin à septembre, c'est la saison des pluies. Elles ont généralement lieu tous les 4-10 jours.
Cela peut paraître peu mais une carte générale de la région vous montrera que nous sommes proches du Sahara et que le climat reste tout de même assez aride.
Ces pluies se manifestent par de fortes averses, parfois orageuses, ayant plutôt lieu en fin d'après-midi ou en soirée.



SÉCURITÉ :

Pour le voyageur, le Mali et le Burkina Faso possèdent la qualité rare d'être des pays très sûrs. Sans évidemment tenter le diable, vous pouvez, spécialement en brousse, laisser vos affaires sans surveillance en étant certain que personne n'y touchera.



CONSEILS SANITAIRES :

Votre pharmacie : Il est nécessaire de prévoir une pharmacie personnelle avec principalement :
- aspirine ou équivalent.
- prévoir d’éventuels ennuis gastriques en ayant avec soi Immodium + Ercefuryl ou leur équivalent (à prendre en association en cas de diarrhée). Une boîte de chaque est suffisante + Ultra levure en gélules (en prévention).
- antibiotique à large spectre,
- collyre désinfectant,
- lotion désinfectante (Eosine, Bétadine), compresses et sparadrap,
- Biafine pour les coups de soleil,
- vos médicaments personnels.
Les médicaments non utilisés pourront être déposés soit au dispensaire de Yendouma soit dans les mains de votre guide le dernier jour qui se chargera de les déposer dans les dispensaires.

- Pour désinfecter l'eau ou par sécurité avec de l’eau “en principe potable” (l'eau des villes est chlorée), prévoir des cachets de MICROPUR (il en existe plusieurs sortes avec des temps de purification plus ou moins longs) ou d'AQUATAB (action très rapide). Respectez impérativement leur mode d'emploi. Il existe également des petits filtres-gourde individuels (type Katadyne) pratiques mais peu économiques. Voir boutiques spécialisées (Vieux campeur, ...).
- Répulsif contre les moustiques spécial tropique. Nous conseillons INSECT ECRAN PEAU, ou encore 5/5 SPECIAL TROPIQUES. Ces produits sont en vente dans les pharmacies. Ceci étant dit, ces petits insectes piqueurs ne sont pas aussi nombreux que certains le pensent,

Vous pouvez aussi vérifier ou vous en êtes de vos vaccinations D.T. POLIO.



VOYAGES ET POLLUTIONS :

Nous savons que le tourisme peut être la cause de pollutions des sites, mais également et de manière plus insidieuse, cause de profondes et irréversibles modifications des sociétés qui vous accueillent... Voici ci-dessous quelques indications afin de mieux respecter la Nature, mais également ses Hommes et éviter ce que nous appelons les mauvaises bonnes actions.

Charité et mains tendues : NE DONNEZ PAS DE CADEAUX AUX ENFANTS.
RESPECTEZ LA DIGNITÉ HUMAINE.


Il est bien connu que ce qui est rare possède une grande valeur. Et vous amènerez dans vos poches, à coup sûr, tout un tas de choses bien rares dans les régions que vous traverserez. Au contact des populations, vous pourrez rendre de grands services en ne distribuant ni stylos, ni bonbons, ni pièces de monnaie... Ici au Mali comme dans d'autres pays économiquement pauvres, nous faisons le même constat : donner, c'est inciter les enfants à faire la manche, à déserter l'école. À ce jeu ils gagnent plus que leurs parents, finissent par ne plus les respecter, fait extrêmement destructurant pour la société africaine. Un simple bic dans un village perdu du plateau Dogon est un cadeau merveilleux qui corrompt très vite les esprits. Imaginez un moment, ce qui se passerait si des touristes à la peau noire distribuaient des jeux électroniques aux enfants des quartiers défavorisés des banlieues de l'Occident... et que cela se répète plusieurs fois par jour... Et puis les enfants grandissent, le sourire ne fait plus recette, et alors parfois, ils rackettent les plus petits, agressent les touristes qui ne donnent pas… Vous pensez que nous exagérons ? Malheureusement, nous en avons fait directement l’expérience... Et puis, les cahiers et les stylos ne manquent pas dans le pays. Techniquement ils sont adaptés au pays chauds (les stylos européens ne résistent pas longtemps au climat), et avec la même somme d'argent vous en achèteriez des quantités bien plus importantes dans le pays, tout en favorisant l'économie locale. Si ce désir de donner des petits cadeaux vous est irrésistible, nous vous conseillerons pour effectuer vos dons aux écoles, à des communautés, à des responsables ou aux personnes avec lesquelles vous avez été en rapport pendant plusieurs jours comme votre guide qui les déposera dans la structure appropriée. Et vous pouvez donner à profusion poignées de mains, sourires, paroles...

Médecine et soins : VOUS DEVEZ PROHIBER TOUT SOIN DIRECT À LA POPULATION.

Il est fréquent d’être sollicité pour des soins médicaux (médicaments pour le mal de tête, mal de ventre mais aussi pour de vilaines plaies infectées...) Seul un thérapeute africain, pouvant assurer un diagnostic et un suivi médical peut répondre à cette demande. Il est prudent de s'abstenir absolument de toute distribution de médicaments. Un "Doliprane" fait certes descendre la température mais il peut aussi retarder la visite au dispensaire d'un enfant impaludé. Ce qui peut avoir des conséquences dramatiques.
Enfin, en cas de décès de la personne qui aura reçu votre don, votre guide pourrait connaître, après votre départ, de graves problèmes. Par contre, sachez dire que vous n'êtes pas docteur, que vos médicaments vous sont nécessaires, et incitez le malade à se rendre dans un dispensaire où il recevra les soins adaptés. Ce qui est en fait la seule chose à faire.
Au contraire d'autres pays, le Mali ne manque pas de médicaments, mais à vrai dire les structures de santé sont récentes et les bonnes habitudes pas vraiment encore bien prises. La visite au dispensaire est souvent beaucoup trop tardive (comme parfois en Occident d'ailleurs). On met en avant le manque de moyens. C'est en partie vrai. Mais cela n'explique pas tout : une famille africaine, c'est souvent une bonne trentaine de personnes et la solidarité dans ces cas-là joue facilement. Et les médicaments sont largement subventionnés donc généralement à la portée de tous.
Enfin, lorsqu'ils sont périmés, la destruction de ces médicaments qui contiennent parfois des produits toxiques ne peut être réalisée dans des conditions adaptées.

Déchets : NE LAISSEZ PAS DE TRACES DE VOTRE PASSAGE

Vous veillerez à détruire ou remporter en France vos déchets : papiers, sacs plastiques, emballages... Les piles usagées de type alcalines sont redoutables pour l'environnement (elles sont heureusement rares en Afrique car trop onéreuses et sont généralement remplacées par des piles salines, nettement moins toxiques). Elles trouveront facilement une petite place dans votre bagage de retour pour la France. Privilégiez l'usage des piles sans métaux lourds (tels que mercure, cadmium…) ou des batteries rechargeables.
N’oubliez pas d'enterrer suffisamment les papiers hygiéniques et les “kleenex”. Il est également possible de les brûler mais cette solution est à bannir dans le cas de risque d'incendie, notamment sur les zones de pâturage où l'herbe sèche peut s'enflammer de manière extrêmement rapide. Sachez aussi que la culture du pays fait que l'on ne brûle jamais de déchets dans le feu qui sert à cuire les repas.
La déforestation est un drame écologique et économique pour la région que vous traverserez. Même si les randonnées n'en sont pas les agents principaux, l'utilisation du bois pour la cuisine sur les circuits touristiques contribue au déboisement. Limitez votre consommation, oubliez les feux de camp “de pyromane” sympathiques mais destructeurs. De notre côté, nous fournissons des gazinières à nos équipes.

Yaka, yapuka et yfoke : LES CONSEILLEURS NE SONT PAS LES PAYEURS

Une tendance (qui part d’un bon sentiment) de certains occidentaux en voyage dans des pays économiquement peu développés est de vouloir donner des conseils aux locaux pour améliorer leur condition de vie : “vous devriez faire une route, faire pousser des tomates plus grosses, installer une pompe solaire…”. On ne s’en rend pas toujours compte mais ces propositions sont rarement adaptées aux besoins réels des populations ou à leurs moyens. Et puis imaginez que certains des guides encadrent chaque semaine de nouveaux groupes… et entendent souvent les mêmes paroles. Un peu d’humilité et de retenue parfois …



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